Interview vidéo lors de l'Open World Forum 2014

08/12/2014

Retrouvez une interview de Stefane Fermigier, notre fondateur, tournée lors de l'Open World Forum 2014.

Regardez la vidéo de 8 minutes ci-dessous pour tout savoir de l'offre d'Abilian dédiée aux clusters et aux pôles de compétitivité:

Transcription

Guy Hervier : Bonjour, bienvenue à Open World Forum édition 2014. Ce matin j’ai le plaisir de recevoir Stéfane Fermigier, qui est président de la société Abilian. Stéfane Fermigier, bonjour.

Stefane Fermigier : Bonjour Guy.

GH : On parle depuis un certain temps de l’entreprise 2.0, on parle de social network, on parle en français de réseaux sociaux pour entreprises. Donc votre entreprise, Abilian, est un peu dans tout ça, est-ce que vous pouvez nous le détailler un petit peu plus ?

SF : Effectivement notre société est un acteur de la transformation numérique, au service de la compétitivité des entreprises et des organisations. On a identifié deux axes technologiques qui nous semblent importants pour cette compétitivité. D’une part la gestion de l’information, donc le fait pour une entreprise de pouvoir à la fois gérer les données mais aussi la connaissance qui correspond à ces processus métier. D’autre part, la collaboration, le fait d’être capable d’échanger des informations, de mettre des ressources en commun, d’identifier des ressources au sein des entreprises et organisations.

Et dans un premier temps on a choisi de travailler principalement avec le marché des acteurs du soutien à la compétitivité et à l’innovation, notamment, en France, les clusters, et une des formes de clusters qui s’appelle les pôles de compétitivité. On adresse donc un marché de plusieurs centaines d'organisations, puisqu’il y a des clusters dans toutes les régions de France, de taille diverse mais qui ont tous des besoins communs et des processus qui ont besoin du support d’un outil informatique. Je vais donner quelques exemples.

GH : Donc, pour que je comprenne bien, ça veut dire que votre produit, ou, enfin, votre solution, est plus adaptée à des communautés qu’à des entreprises directement ?

SF : Nous avons une plate-forme technologique sur laquelle nous travaillons depuis 2 ans, qui est Open Source. Par-dessus cette plate-forme, nous produisons des solutions métier pour un certain nombre de métiers. La première solution que nous avons créée correspond précisément à ce marché des acteurs du soutien économique et du soutien à l’innovation.

GH : D’accord, ce qui veut dire que dans un deuxième temps ou un troisième temps il y aura des solutions sectorielles qui pourront s’enficher sur ce socle ?

SF : Absolument. Nous sommes d’ailleurs déjà en cours de développement pour des solutions, par exemple, pour les universités, pour la démocratie électronique. Tout ça va arriver très rapidement, début 2015.

GH : D’accord. Donc c’est une société qui a été crée il y a un petit peu plus de deux ans, où est-ce que vous en êtes dans le développement, est-ce que vous avez déjà des solutions existantes qui commencent à être commercialisées ?

SF : Effectivement, ce que nous annonçons aujourd’hui, à l’occasion de l’Open World Forum, c’est la commercialisation effective, sous forme d’abonnement, puisqu’on est dans un business model Open Source, de la solution dédiée à ces acteurs du soutien à l’innovation et à la compétitivité, aux clusters ; et cette solution adresse des besoins métier qui correspondent aux deux grands métiers des pôles de compétitivité et des clusters, qui sont d’une part le soutien à des projets de R&D, des projets collaboratifs, donc les pôles de compétitivité ont besoin d’aider à l’émergence, de labelliser, de soutenir, et ensuite de suivre la réalisation et les retombées économiques, dans une durée considérable puisqu’on parle pratiquement de 10 ans, du début jusqu’à la fin, et c’est des obligations contractuelles vis-à-vis des financeurs de ces projets ; et donc notre solution permet à nos clients d’adresser l’intégralité du cycle de vie de ce processus métier qui est très important pour eux.

Il y a un deuxième type de processus, qui est le soutien au développement économique, avec, en général, pour chaque cluster, des dispositifs différents mais qui ont un certain nombre de points communs, et qui visent à aider les PME, que ce soit pour leur développement international, que ce soit du conseil en stratégie, en RH, etc. Donc nous nous fournissons des solutions qui ont été réellement développées, et qui peuvent ensuite, bien sûr, être adaptées au processus de chacun de nos clients.

GH : Très bien. Alors, aujourd’hui, quand on crée une start-up dans le numérique, puisque c’est le mot consacré, on dit toujours qu’il faut penser d’emblée international, est-ce que vous avez d’ores et déjà des ambitions de, évidemment, commercialiser ce produit en France, mais également à l’international ?

SF : On le dit toujours, et c’est un bon conseil, mais en même temps c’est un risque, parce que le développement international, j’en ai fait l’expérience dans mes expériences précédentes, ça nécessite réellement des millions en terme d’investissement. Donc notre stratégie est double. C’est, d’un côté, par le fait que l’on fait un produit, une plate-forme Open Source, avec, bien sûr, une présentation en anglais, toute la communication qui va se faire en anglais, on compte attirer une communauté qui, elle, sera réellement internationale. Et de l’autre côté, on a choisi un marché de niche, le marché des clusters en France, quelque chose qui nous permet de nous développer dans un premier temps, sans avoir trop de pression en terme de concurrence, et tout en ayant quand même le potentiel de passer à l’échelle assez rapidement, notamment au niveau européen, puisque des clusters il y en a des centaines également en Europe.

GH : Donc on pourrait le résumer « prudence et ambition à la fois».

SF : Exactement, vous avez parfaitement résumé notre stratégie pour 2015.

GH : Très bien. Eh bien, Stéfane Fermigier, merci beaucoup.

SF : Merci Guy.